تحرير الترجمة "العربية "Introduction
L’histoire du transport en Tunisie a commencé dans les années quatre vingt à la suite de l’instauration du protectorat français de Tunisie, ce par la construction des routes nationales et régionales. Ce secteur est confié au Ministère des transports qui a pour mission officielle de doter le pays d'un système de transport global, économique et sûr et d'en contrôler le bon fonctionnement en vue d'en faire un facteur de développement économique et social.
Le transport dans sa définition est le fait de porter quelque chose, ou quelqu'un, d'un lieu à un autre. C’est un élément fondamental de toute l’activité humaine, quelque soit privé ou en commun. Ces deux derniers se diffèrent selon leurs activités et leurs services, les transports privé sont libre, sont fonctionné pour leur propre besoin. Alors que le transport en commun est met en œuvre des véhicules adaptés à l’accueil simultané de plusieurs personnes, il est considéré comme un service public.
Ce dernier type de transport à une longue histoire en Tunisie, c’est un évènement récent, se commence par la création de la première ligne ferroviaire Tunis-la Goulette Marine (TGM) en 1872, L’implantation du métro léger en 1885, D’autre projet suivant, la construction des autre lignes.
Au cours de la dernière décennie, la Tunisie a connu une certaine augmentation au niveau de la population dans tout ces Gouvernorats, A titre d’exemple La Manouba. Ce Gouvernorat voir une importance au niveau de l’évolution de la population à cause de la création du Campus universitaire, ce la accru la nécessité de renforcer les transports en commun et le développé, ceux qui est réalisée pendant les six derniers années par l’extension de la ligne 4 du métro léger de Tunis partant de la localité de Denden vers le campus universitaire de la Manouba.
Cette extension a été décidée pour suivre le développement important induit par le pole universitaire de la Manouba. Ce projet à connaitre et rependre aux besoins de la population que drainera ce pole et qui sera à terme de l’ordre de 40 000 étudiants.
Ce projet a causé plusieurs effets sur le Gouvernorat, elle lui a donné une certaine dynamisation et certain développement de son tissu urbain, partout des constructions destinée à l’habitat, des activités commerciales et des réalisations économiques d’une part, et d’autre part elle provoque plusieurs impacts, qu’il faut dégager par une étude qui vise à apprécier les conséquences de cet extension sur le Gouvernorat.
Problématique
L’étude entreprise dans le cadre de ce rapport, sur la fonction du transport en commun en Tunisie, en général, et du métro léger dans la ville de Manouba en particulier, se veut être en premier étape, une contribution à une meilleure connaissance des caractéristiques du Gouvernorat et de l’évolution du transport, dans ce dernière, mais vise aussi à déterminé les impacts de ce nouvelle fonction sur le développement du Gouvernorat.
En effet, le développement économique du Gouvernorat de Manouba constitue une priorité à l’échelle nationale, compte tenu de l’augmentation de population et de développement de tissu urbain de ce Gouvernorat, par rapport au reste.
Il s’agit d’un déséquilibre qui caractérise tous les secteurs, Ainsi, du point de vue urbain, elle est axée sur des petits centre urbain, et de point de vue économique, le Gouvernorat n’arrive pas à assurer une véritable polarisation économique et un rayonnement urbain du fait de l'absence d'activités motrices entrainantes, malgré la création du campus universitaires qui cause une évolution importante au niveau de la population qui s'élevaient de 278 660 en 1994 à 362 600 en 2009. Ces déséquilibre, presque, à été corrigé grâce à l’implantation du métro léger dans le Gouvernorat.
Le périmètre de l’étude doit être suffisamment large pour couvrir aussi bien les effets directs et les effets indirects du projet en phase de l’extension par la recherche des réponses aux questions suivantes :
- Pourquoi cette extension ?
-Quels sont ses objectifs ?
-Quels sont ses conséquences ?
-Comment justifier l’importance et l’efficacité de l’étude d’impact ?
-Comment contribuera-t-elle à une meilleur élaboration et compréhension du développement du projet dans son environnement ?
Méthodologie
Pour élaborer ce rapport, nous avons été amenés, après avoir, explicité certains concepts, premièrement à approfondir nos connaissances sur le Gouvernorat de Manouba et le transport en commun Tunisienne par la présentation d’un bref Historiques de leur évolution a fin de saisir les conditions d’implantation du métro léger dans le Gouvernorat.
En suite, nous analyserons les impacts des fonctions du métro léger sur le Gouvernorat de Manouba. L’évaluation de ses impacts concernera essentiellement le développement économique et la dynamique urbaine du Gouvernorat, causés par l’extension.
Pour rependre à la problématique posée, et a fin de se doter les différente données nécessaires à ce bute, nous essayerons d’adopter une procédure de recueil d’information variée.
A cet effet avec les sources documentaires, à savoir les ouvrages, les études et les mémoires traitants ce thème, plusieurs sources ont été exploitées, en vue de collecter un maximum de données sur l’impact des fonctions du métro léger dans le Gouvernorat. Nous avons aussi réalisé une enquête auprès des institutions suivantes :
La Municipalité de Manouba
Le campus universitaire
Les objectifs du projet
Puisque tout nouveaux projets d’extension peut avoirs divers problèmes, pour cela on a pris ce projet pour faire dégager les grands impacts, que se soit positives ou négatives, causé par l’extension de la ligne de métro léger 4 Manouba.
Chapitre 01 :
Étude de fonction de métro léger dans le Gouvernorat de Manouba
I. Analyse de l’état initial du gouvernorat de Manouba
1. Présentation
A partir de Septembre 2000, le Gouvernorat de l’Ariana a été scindé en deux : Gouvernorat de Ariana et gouvernorat de Manouba. Cette dernière est connue par son caractère typiquement agricole et industriel.
2. Aperçu historique
Selon quelques historiens, l’origine de l’appellation « Manouba » est une composition de termes « mana » et « ouaba » qui désignent respectivement au sens punique « le bien » et « le marché » reflétant le caractère agricole de site .
Les monuments historiques confirment la présence de l’homme depuis très longtemps.
Depuis l’époque punique et carthaginoise, la ville de Manouba a occupé une place importante compte tenu du carrefour des routes menant vers Beja, le Kef et les grandes plaines.
La ville de Manouba demeure un point de transition donnant vers les régions du nord. Cette situation géographique a eu des répercussions importantes sur la vie générale, ce qui engendré une activité et une expansion urbaine.
Au temps des hafsides, la ville pourvu à un rang supérieur suite à la nouvelle vocation qu’à occupé la ville de Tunis en tant que capitale.
Les villes de Tunis tel que Manouba sont devenus le lieu de résidence des nobles du pays de même, la situation géographie a laissé des empreintes sur la vie spirituelle, ce qui a engendré la promotion du phénomène (soufie) d’où l’apparition de (Saida Manoubia). A l’ère husseinite, la région de Manouba fut transformée en un lieu de résidence des beys, un grand nombre des palais fut construits.
3. Situation du gouvernorat
Le gouvernorat de la Manouba est l'un des 24 Gouvernorats de la Tunisie. Il est situé dans le nord du pays à 5,5 kilomètres de la capitale et est entouré des gouvernorats de Bizerte, Zaghouan, Béja, Tunis, Ariana et Ben Arous. Elle est également connue ; dans la représentation populaire ; car elle abrite un hôpital psychiatrique appelé Razi depuis 1931.
4. Limite de la Manouba
La municipalité de Manouba crée en vertus du décret du 23 juillet 1942 est considéré parmi les municipalités les plus anciennes du grand Tunis. Elle compte une population de 335912 habitants en juillet 2010 tel que 171033 pour hommes et 164 879 pour femmes.
La Municipalité de Manouba se situe au district de grande Tunis à 7 Km de la capitale et elle est délimité par :
La municipalité de Denden à l’est
La municipalité de Douar Hicher au nord
La municipalité d’Oued Ellil à l’ouest
5. Donnés générales du Gouvernorat
Le Gouvernorat de Manouba est créé en Septembre 2000, il est composé de 8 délégations, 47 secteurs et 9 communes
Délégation Superficie (ha) Nombre de Communes Nombre de Secteurs
Manouba 1 170,35 Manouba Denden 6
Douar Hicher 909,2 Douar Hicher 5
Battan 15408,17 Battan 4
Borj El Amri 17262,984 Borj El Amri 4
Jdeida 18 333,77 Jdeida 6
Mornaguia 26 330,73 Mornaguia 7
Oued Ellil 5 705,85 Oued Ellil 7
Tebourba 28 750,5 Tebourba 7
Tableau n°1 : Découpage administratif du gouvernorat de la Manouba
a. Le plan humain
Resource humaine
Le Gouvernorat de la Manouba compte 335 912 habitants en 2004. Le taux d’accroissement global de 20,54%, La densité moyenne est de 279, La population est de 48% urbanisée, La population active est de 102 811 habitants.
Répartition par délégation
Selon le recensement de 2004, la population par délégations du gouvernorat de Manouba varie entre 75 959 habitants à Douar Hicher. Cette variation montre l’inégalité de la répartition de la population dans le Gouvernorat.
En effet, la partie Est composée des 3 délégations, Manouba, Douar Hicher et Oued- Ellil concentre la majorité de la population soit 55,34 % de la population totale du gouvernorat, cette population s’installe sur 6,83% seulement de la superficie totale du gouvernorat. La concentration de la population dans la partie Est du gouvernorat est expliquée essentiellement par zone par rapport à la Capitale Tunis.
Délégation 1994 2004 2010
Manouba 44 750 51 398
55 389
Battan 16 338 17 321
17 782
Douar Hicher 14 181 75 959 84 017
Borj El Amri 60 307 16 184
24 699
Jdeida 33 747 40 327
43 490
Mornaguia 28 170 35 129
33 641
Oued Ellil 43 357 58 544
66 960
Tebourba 37 810 41 050
42 757
total 278 660 335 912 368 735
Tableau n°2 : L’évolution de la population du Gouvernorat de la Manouba
Fig1 : Taux de l’évolution démographique
b. Le plan économique
En dépit de la part importante du tertiaire dans la branche d’activité (53,8% de la totalité des employés), l’agriculture et l’industrie restent les secteurs dominants dans l’économie du gouvernorat. En effet, Manouba est le premier producteur de poires et d’artichaut dans le pays (33% et 26% de la production nationale).
Le secteur industriel du gouvernorat de Manouba, ne cesse de se développer, en effet une nouvelle zone industrielle à Fejja va dynamiser et consolider d’avantage le secteur dans la région.
L’agriculture
Le gouvernorat de la Manouba est connu par sa vocation agricole. En effet, il possède Des ressources hydrauliques avec :
- 16 lacs collinaires
- Un barrage
- Une nappe phréatique permettant d’exploiter 180 millions de mètres cube.
Des ressources en terre arables avec :
- 10 000 de terres cultivables
- 22 750 ha de zones irriguées
- 12 000 ha de forets
Une activité d’élevage est plus au moins développé avec un cheptel de :
- 16 600 têtes bovines locales
- 56 000 têtes ovines
L’industrie
Le gouvernorat de la Manouba compte 206 entre industrielles (ayants 10 personnes et plus) dont 85 totalement exportatrices employant plus de 17 mille personnes. Le gouvernorat compte aussi 46 entreprises à participation étrangère opérant dans les secteurs de l’industrie, du tourisme, de l’agriculture et des services. Les principaux secteurs sont, le textile, l’habillement, le cuir, l’industrie agroalimentaire, l’industrie électrique et l’industrie mécanique. Le Gouvernorat referme des zones industrielles déjà aménagées ayant des taux d’occupation différents :
• Zone industrielle de Ksar Saïd
• Zone industrielle de Borj El Amri
• Zone industrielle de Tébourba
• Zone industrielle de Borj El Khalsi
• Zone industrielle de Jdeida
Indicateur Manouba District Nord-est
National
Superficie en Km²
1137 11867 154 857
Nombre de délégation
8 84 264
Nombre de commune
9 77 264
Nombre de secteurs
47 996 2073
Population 2009(mille)
360.3 3888.6 10 486
Densité de la population 2009 (ha/Km²) 316.9 328 68
Population Communale
2009 (%) 74.3 80.5 66
Nombre de ménages
2009(mille) 81.7 978.3 2483.5
Taux d'Electrification
2009 (%) 98.9 99.6 99.5
Taux de desserte en Eau Potable 2009 (%) 99.8 99.1 98.3
Taux de Branchement au réseau ONAS Milieu .Urbain. 2009 *(%) 92.4 92.8 83.3
Nombre d'entreprises industrielles2008 190 2774 5741
Nombre d'entreprises exportatrices 2008 107 1409 2721
Tableau n°3 : Principaux indicateurs socio-économiques
Infrastructure
Manouba est le plus jeune gouvernorat dans le pays. De ce faite le niveau d’équipement dans le gouvernorat est très modéré surtout en le comparant avec celui des autres gouvernorats du Grand Tunis.
Transport terrestre
Le gouvernorat de la Manouba renferme :
• Routes nationales: 61,1 Km
• Routes régionales: 149,864 Km
• Routes locales: 298,953 Km
• Autoroutes: 24,4 Km
• Pistes agricoles: 431 Km
Fig.2 : Caractéristique de Transport terrestre en Manouba
Ferroviaire: Chemin de fer reliant Tunis à Tebourba
Metro léger : reliant Tunis Manouba
• Le réseau routier
Le réseau routier dans le Gouvernorat de Manouba atteint une longueur de 510 Km ce qui correspond à 2,7 % du total du réseau national.
• Le réseau ferroviaire
Le gouvernorat de Manouba est traversé par une ligne de chemin de fer, qui se dérive au niveau de la ville de Tebourba en 2 axes le premier se dirige vers Mateur et le deuxième vers Béja. Cette ligne a une grande importance, surtout qu’elle a des stations au niveau des plus importantes villes du gouvernorat.
• Le Réseau ferroviaire rapide : La ligne de métro léger
Dans le cadre du projet présidentiel de la desserte du Grand Tunis par un réseau de Fer Rapide, le Gouvernorat de Manouba va profiter de ce projet et va être desservi par une partie de ce réseau (ligne D). Cette ligne se longera sur 19,4 Km dont 12,2Km vont passer par gouvernorat au niveau de Denden, Manouba, El Goba et Douar Hicher.
Enseignement
Enseignement primaire et secondaire
Le gouvernorat de la Manouba renferme :
• 95 écoles primaires
• 62 crèches / jardins et clubs d’enfants
• 5 centres publics
• Lycées et collèges secondaires
Enseignement universitaire
Le gouvernorat de la Manouba possède un pole universitaire, campus universitaire, composé d’établissements d’enseignement supérieur formant plus de 27 000 étudiants dans des disciplines variées. Ces établissements sont :
• Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba
• Ecole Supérieur de Commerce de Tunis
• Ecole Supérieur de Commerce Electronique de Manouba
• Ecoles Nationale des Commerces de l’Informatique
• Institut Supérieur de comptabilité et d’Administration des Entreprises
• Institut Supérieur de Documentation de Tunis
• Institut de Presse et des Sciences de l’Information
• Institut Supérieur d’Histoire du Mouvement National
Par ailleurs, le gouvernorat renferme d’autres établissements d’enseignement supérieur tels que :
• Ecoles Supérieur des Sciences et Technologies du Design
• Institut Supérieur de l’Education Physique et des Sports de Ksar Saïd
• Institut Supérieur de Promotion des Handicapés de Ksar Saïd
Cadre de vie
Le réseau d’électricité est bien développé dans le gouvernorat de la Manouba avec un taux de branchement de :
• 99% en milieu urbain
• 90% en milieu rural
De même le réseau de desserte en eaux potables est bien développé dans le gouvernorat de la Manouba avec un taux de branchements de :
• 99.8% en milieu urbain
• 75% en milieu rural
Le taux de branchement au réseau d’assainissement en milieu urbain est de l’ordre de 74%.
Les équipements sanitaires
Le gouvernorat de Manouba compte 2 hôpitaux universitaires hôpital RAZI implanté dans la ville de Manouba (924 lits) et KASSAB implantée dans la ville l’Institut Nationale d’Orthopédie de Ksar Saïd (271 lits). Ces 2 hôpitaux ont un rayonnement national
Equipements sportifs
Le gouvernorat de Manouba est doté de 18 Terrains de sport dont 1 est gazonné, 3 complexes sportifs, 6 salles de sport publiques et 33 privées. Le gouvernorat dispose également de 19 associations sportives.
Télécommunication
Le secteur de télécommunication a connu une évolution importante durant les dernières années dans tous le pays. Dans le gouvernorat de Manouba, l’effectif des abonnés aux réseaux téléphoniques fixe et mobile a atteint 371,8 milles en 2009 contre 131,6 milles en 2004. Le nombre des abonnés de l’internet dans le gouvernorat de Manouba est passé de 174 à 15398 entre 2003 et 2009, ainsi l’effectif s’est multiplié de plus de 88 fois. Le nombre de bureaux de postes dans le gouvernorat de Manouba est passé de 21 en 2007 à 15 en 2009 et celui des guichets est passé de 70 en 2007 à 62 en 2009.
Environnement naturel
Le climat
Le climat du gouvernorat de Manouba est méditerranéen appartenant à l’étage bioclimatique semi-aride supérieur, avec des hivers doux et humides et des étés secs et chauds. La température minimale étant de 6°C et la maximale pouvant atteindre 45°C. La moyenne pluviométrique est de 450mm.
• Le réseau hydrographique
Le réseau hydrographique du gouvernorat s’organise en Trois bassins versants dont le plus marqué est celui de la basse vallée de la Medjerda. Ce dernier, occupe environ plus des deux tiers de la superficie totale du gouvernorat. L’oued Medjerda est utilisé pour véhiculer les eaux lâchées du barrage de Sidi Salem et El Aroussia vers les périmètres irriguées jusqu’à son exutoire au niveau du golfe de Tunis. L’Oued Chafrou est le deuxième collecteur dans le gouvernorat, il se rejette dans l’Oued Medjerda au niveau de la délégation de Jdeida.
• Les ressources en eau
Le bassin de la basse vallée de la Medjerda est le principal aquifère du gouvernorat. La nappe est ainsi, alimentée essentiellement par l’Oued Medjerda et oued Chafrou. La nappe du bassin de l’oued Chafrou profite pour son remplissage des apports superficiels des bassins de l’oued El Melah et de l’oued El Ahna, principal affluent de l’oued Chafrou. Les ressources en eau dans le gouvernorat de Manouba sont évaluées à 40 Million m3 réparties comme suit :
_ Eau souterraine : totalisant 33 Million m3, dont 20 Million m3, Million proviennent de la nappe phréatique et 13 Millions m3 de la nappe profonde.
_ Eau superficielle : évaluée à 7Million m3.
• Hydrogéologie
La région de la Manouba Séjoumi est le siège d’un système aquifère.
II. Transport en commun
1. L’Etat de transport en commun
a. Aperçu historique
L’histoire du moyen de transports est directement liée à l’histoire urbaine, il y a lien étroit entre la dimension spatiale et les techniques dominantes de transport, le rayon de certaine grande ville correspond à la distance atteinte en une heure :
_ 4 km: correspond à un espace urbain de la fin de 19éme siècle avec les omnibus et tramway hippomobile (Tunis et sa première couronne (banlieue)).
_ 25 km : un espace urbain débute le 20éme siècle avec l’apparition des chemins de fer de la banlieue, métro ou bus (Tunis et la grande banlieue).
_ 50 km : correspond à un espace urbain de la fin du 20éme siècle (voiture généralisée et banalisée particulièrement dans les pays développés).
b. Transport en commun en Tunis
De 1879 à nos jours on à six générations ; Tunis a tout essayé en matière de transport collectif urbain toute fois en 1872 ; deux lignes de chemin de fer à vapeur desservaient la banlieue de Tunis sont :
Tunis -Bardo
Tunis-La goulette
_1895 : mise en exploitation du tramway hippomobile qui sera plus tard électrifié et la ligne la fusse prolongée jusqu'à La Marsa (1896 ; 1897 TGM).Le réseau de transport collectif évaluera rapidement par la création de la nouvelle ligne desservant la banlieue de Tunis.
_1929 : mise en exploitation de l’autobus, il est utilisé pour desservir les nouveaux quartiers du pays progressivement il supplantera le tramway.
_1939 : apparition du trolleybus, il ne sera effectivement exploité qu’après la guerre (1946) pendant plus de 25 ans le trolleybus était exploité pour la desserte à l’intérieur de la ville et contournant la Médina, disparition total du trolleybus au début des années 70, vers la fin des années 60 retrait total du tramway, l’autobus reniera en maitre absolu durant 15 ans (1979-1985).
_ 1985 : retour du tramway version moderne appelé métro-léger, la première ligne entre Tunis marine et Ben Arous, progressivement quatre autres lignes sont entrée en exploitation :
- Ariana-Place Barcelone (ligne 2)
- Place Barcelone-cité Ibn khaldoun (ligne 3)
- Place Barcelone-Denden (ligne 4)
- Place Barcelone-Elintilaka (ligne 5)
Au bout de 10 ans d’exploitation, le réseau de métro léger est devenu saturé et l’office le plus adaptée à la demande, le service s’est dégradée (absence de régularité, de ponctualité, de confort attente, trop longue sécurité …..).
Depuis les années 2000 des études sont élaboré pour reprise (diagnostic, l’édefayance, l’urbanisation ….) on s’a chemine vers l’introduction d’un mode de transport collectif lourd appelé Réseau Ferrée Régional (RFR) permettant un débit horaire de 25 milles voyageurs par semaine, aussi des extensions du réseau actuel du métro léger sont programmé pour la desserte dans les nouveaux quartiers.
Le système de transport collectif dans la naissance comme sa croissance n’était sans doute par l’émanation d’une volonté collective mais une volonté colonisation. L’apparition du premier mode de transport collectif et maitre en rapport avec des innovations technologiques apparu dans le monde industrialisée. le train à vapeur a tissé autour de Tunis un réseau ferroviaires qui a contribué a la formation d’une véritable banlieue. L’omnibus et le tramway en servies d’ossature pour guider l’urbanisation de la ville, la banlieue de la première moitié du 20eme siècle, et dans les grandes agglomérations, l’œuvre du chemin de fer c’est aujourd’hui l’automobile dans les pays développés.
2. Situation actuelle du transport en commun
a. Définition du transport en commun
Le transport en commun ou transport collectif met en œuvre des véhicules adaptés à l’accueil simultané de plusieurs personnes ou objets, il est généralement accessible en contrepartie de l’achat d’un titre de transport (billet, ticket, carte d’abonnement, …). Ils peuvent être répartis selon de la voie de communication qu’ils empruntent, selon leur fonctionnalité, enfin selon la réglementation (privée ou publique) applicable.
b. Réseau du métro léger dans le Grand-Tunis
Tunis est la seule ville africaine et du monde arabe à se doter d'un métro léger. Actif depuis 1985, le réseau s'est enrichi progressivement pour comprendre aujourd'hui cinq lignes principales et deux lignes partielles.
Le métro léger est un moyen de transport ferroviaire implanté à l'intérieur des agglomérations. Il fonctionne depuis 1985. Il s'agit d'un métro léger, forme intermédiaire entre le métro et le tramway, puisque les rames circulent à travers la ville sur un site propre en extérieur avec exceptionnellement une circulation souterraine au passage des grands nœuds de circulation.
Le métro léger est géré par la Société des transports de Tunis (aussi connue par le nom commercial de Transtu), entreprise publique de transport née en 2003 de la fusion entre la Société du Métro Léger de Tunis (SMLT) fondée en 1981) et la Société Nationale de Transports (SNT fondée en 1963). Le début des travaux de la ligne 1 commencés en 1981 s'achèvent avec la mise en service de la ligne (vers Ben Arous) en 1985. La réalisation de la connexion entre des lignes d'autobus et la ligne 1 à la station d'Elouardia intervient un an plus tard, en 1986. Les mises en service des autres lignes ont lieu quelques années après : la ligne 2 (nord) en 1989, la ligne 3 (ouest) et la ligne 4 (vers Le Bardo) en 1990, la ligne 5 (nord-ouest) en 1992. Certaines lignes sont prolongées comme la ligne 3 en 1992 et la ligne 4 vers Den Den en 1997.
La création de la Société des transports de Tunis par fusion de la SMLT et de la SNT intervient en 2003.
Le 12 novembre 2008, la nouvelle ligne 6 — longue de 6,8 kilomètres et desservant onze gares entre la place de Barcelone à El Mourouj 4 — entre en service après des travaux entamés en 2005 et une mise en exploitation le 11 août 2008 d'un premier tronçon jusqu'à El Mourouj 2.
Le 2 octobre 2007 débutent également les travaux d'extension de la ligne 4, soit 5,2 kilomètres en direction de l'Université de la Manouba ; c'est le 10 décembre 2009 que la ligne est finalement inaugurée, avec un retard d'un mois et demi par rapport aux délais prévus.
Par ailleurs, dans le cadre du XIe plan quinquennal (2007-2011), des projets d'extension du réseau vers les quartiers d'El Menzah, d'Ennasr voire vers les villes de la banlieue (Le Kram, Aïn Zaghouan, Sidi Daoud et Bhar Lazrak) ont été retenus.
Rétrospective
Année Evénement Détection des changements
1872 Construction de la première ligne ferroviaire Tunis-La Goulette Apparition d’une ligne et d’un nouveau mode de transport
1881 Instauration du protectorat Français sur la Tunisie
1882 Liaison Tunis Hammam-Lif en voie standard
Apparition d’une nouvelle ligne
1885 Mise en circulation du premier tramway tunisois: hippomobile Apparition d’un nouveau réseau et d’un nouveau mode de transport
1902 Mise en circulation du tramway tunisois électrique
Changement de technologie de Traction
1903 Première ligne ferroviaire vers l’ouest de Tunis entre
Bab Saadoun et Manouba
1905 Premier tracé direct à travers le lac de Tunis vers la Goulette: ainsi la ligne ferroviaire Tunis La Goulette est baptisée désormais TGM Apparition du mode de transport Direct ou Express
1930 Premières lignes d’autobus reliant Tunis, Mutuelle Ville et Montfleury
Apparition d’un nouveau mode de transport
1944 Remplacement des Tramways par des trolleys bus Changement du mode de transport
1956 Indépendance de la Tunisie
1956 Création de la SNCFT La création de cette grande entreprise a permis de renforcer le secteur du transport ferroviaire et de l’améliorer
1958 Nationalisation des transports
Le gouvernement Tunisien peut enfin tracer la politique de transport à sa guise
1963 Création de la SNT Création d’une entreprise spécialisée dans le transport des passagers dans l’agglomération de Tunis
1985
Mise en service de la première ligne de métro
Apparition d’un nouveau réseau et d’un nouveau
léger entre Tunis et Ben Arous
mode de transport
1987 Changement politique
Fin des
années 80
Apparition des transporteurs privés dans le transport en commun dans le Grand Tunis Le privé est engagé dans le transport en commun dans le Grand Tunis
2003 Fusion de la SNT et de la SMLT et création de la STT (TRANSTU) La STT s’affiche comme l’exploitant le plus important des modes de transport en commun dans le Grand Tunis transportant 90% des voyageurs
2007 Création de la Société du RFR Elle s’occupe pour le moment des études, des conceptions…
Tableau n°4: Rétrospective succincte traçant les grands événements
La ligne la longueur(Km) N°: trajets N° : Station Premier /dernier
Départ de Tunis Premier /dernier
Départ de banlieue Temps de parcours (mn)
TGM 18.7 97 18 03h30/00h30 03h48/00h00 33
1 9.2 125 13 03h25/23h05 03h55/23h35 27
2 8.9 133 14 04h20/22h50 04h50/23h20 28
3 8.4 51 12 05h55/19h30 06h28/20h01 28
4 14 173 22 04h36/22h35 05h24/23h10 35
5 9.8 103 15 04h09/22h35 04h45/23h15 35
Tableau n°5 : caractéristique des lignes de métro léger en Tunisie
Schéma n°1 : les Réseau de Métro Léger dans le Grand Tunis avant l’extension de la ligne 4
Chapitre 02 :
Étude des impacts de l’extension de métro léger sur le Gouvernorat de la Manouba
I. Transport en commun en Manouba
Le transport revêt aujourd’hui, et plus que jamais, une importance vitale, notamment en matière de renforcement de la compétitivité de l’économie, en général, et des entreprises, en particulier. Sa mise à niveau et sa restructuration constituent à juste titre un des grands chantiers de l’étape actuelle, outre la promotion des prestations des services du transport urbain et l’amélioration de sa qualité.
En effet, le Gouvernorat de la Manouba a bénéficié de la politique de l’implantation des divers moyens de transport en commun terrestre par la création de bus, du train et du métro léger. Dans ce cadre le Gouvernorat a connu des grands projets d’élaborations et d’améliorations des moyens de transports. Parmi les grands projets structurants, le projet d’extension de la ligne 4 du métro léger à la hauteur du Campus universitaire, sur décision présidentielle, lors de la session extraordinaire du Conseil du gouvernorat de La Manouba en marge de la visite historique qu’il a effectuée à ce Gouvernorat le 28 juin 2001.
Suite à cette décision, la Société des Transport de Tunis (TRANSTU) a veillé à l’élaboration des études préliminaires pour définir et libérer l’emprise et les sites qui devaient abriter l’infrastructure ferroviaire. Dans le même sillage, et conformément aux études et travaux de déviation des réseaux, la Transtu s’est fait confier une partie du projet de protection de La Manouba des inondations, du moins au niveau de l’emprise du métro. Pour ce faire, un réseau de drainage des eaux pluviales a été aménagé.
Par ailleurs, et malgré la complexité des procédures d’expropriation foncière et les conditions climatiques peu favorables, le calendrier d’avancement des travaux a été respecté selon les délais fixés au moment du démarrage des travaux en octobre 2007, et le 1er octobre 2009, les essais techniques ont été effectués avec succès sur le nouveau tronçon. Ce nouveau mode sera ainsi, au côté du bus, d’un grand apport pour les prestations de service de la Transtu destinées aux habitants de La Manouba.
1. Métro léger en Manouba
a. Présentation de la ligne 4
La ligne 4 du métro léger de La Manouba est publié le 10 décembre 2009, reliée la place Barcelone avec La Manouba, s'étend sur 5,3 km. Ce tronçon, dont le coût a dépassé les 100 millions de dinars, comprend 8 nouvelles stations de métro, dont 2 stations de correspondance métro-bus, en l'occurrence Khair-Eddine et Slimane Kehia. Cette dernière, qui est une station multimodale assurant la correspondance entre bus, métro et train, a été dotée d'un parking d'une capacité de 250 voitures. Le nombre d'utilisateurs de cette ligne devrait atteindre 70.000 voyageurs dont 40.000 étudiants.
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