L'étymologie de Garges proviendrait peut-être du germanique Wardja, place de garde. L'existence de Garges est attestée en 832 sous le nom de Gahareim et dépend à cette époque de la puissante abbaye de Saint-Denis. La seigneurie de Garges ne semble jamais avoir appartenu à un seul seigneur, mais toujours à une diversité de personnages, ce qui était généralement le cas des anciennes dépendances directes au domaine royal. Au xviiie siècle, l'essentiel des terres est acheté par Machault d'Arnouville, qui entreprend de grands travaux d'aménagement. Le village vit à cette époque de la vigne, de l'extraction du plâtre, du commerce et de l'artisanat. En 1814 et 1815, le village souffre de pillages et de nombreuses destructions. Durant la guerre de 1870, les avant-postes prussiens occupent Garges, qui est alors désertée par sa population. Le village perd près de 20% de sa population entre les recensements de 1866 et de 1872. Des lotissements sont érigés au début du xxe siècle annonçant une mutation du village en commune de banlieue, mais le village connaît une brutale évolution au cours des années 1960 avec l'édification - en prolongement de Sarcelles - de plusieurs grands ensembles sur d'anciennes terres agricoles à proximité de la nouvelle gare. En effet, à partir de 1958 et jusqu'en 1969 est construit le plus grand d'entre eux : le quartier de la Dame Blanche, sur des plans de l'architecte Prix de Rome Noël Le Maresquier. Prévu à l'origine pour accueillir 7000 logements, le programme n'est finalement que partiellement réalisé avec 4000 logements. Ce sont ainsi au total 9500 logements qui sont ainsi construits entre la fin des années 1950 et le milieu des années 19703. Le vieux village, dit Vieux-Pays, se trouve ainsi un peu à l'écart du cœur de ville actuel, qui s'est déplacé vers l'ouest, entraînant l'édification d'une nouvelle mairie inaugurée en 1975 au cœur du grand ensemble. État socio-économique actuel[modifier] Avec 17,3 % de son parc immobilier constitué de logements individuels et 82,7 % de logements en immeubles collectifs4, et 51,3 % de logements HLM5, une faible mixité sociale, une grande jeunesse de la population6 et une grande taille des familles7, la ville présente de nombreuses caractéristiques des quartiers de banlieue sensibles. La commune, connaissant des difficultés urbaines et sociales, a été l'une des premières à bénéficier d'une convention avec l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), en vue de restructurer les quartiers des Doucettes, de La Muette, de La Dame-Blanche' (Ouest), tous réputés très difficiles, l'enjeu étant d'attirer les classes moyennes ayant quitté la commune et de créer de la mixité sociale. Des destructions ont commencé, de petits immeubles ainsi que 200 pavillons ont été construits, des copropriétés rénovées. La chasse aux impayés (permise aux syndics par l'assouplissement de la loi) sauva des copropriétés et contribua à améliorer considérablement le niveau et le prix de l'immobilier[réf. nécessaire]. Garges possède des atouts que la municipalité a déployé pour accroître ses commerces et améliorer son cadre de vie dans le cadre de la communauté d'agglomération Val de France. Le tramway Saint-Denis - Garges-Sarcelles, qui reliera ce quartier à Saint-Denis et à la Tangentielle Nord, devrait faciliter les déplacements de banlieue à banlieue. Le centre commercial Arc-en-ciel est en cours de réhabilitation, près de la mairie, en centre-ville, comme le promet depuis 5 ans un panneau, et le centre commercial Cœur de ville est en phase de rénovation. L'absence de tags dans les rues, la propreté de la ville et des halls d'immeubles « casse » le cliché de ville de banlieue. La vie politique locale est également rythmée par le tissu associatif, malgré un manque chronique de subventions (ce que certains dénoncent[réf. nécessaire]) - à l'exception des associations effectuant une présence toute l'année -, drainées prioritairement[réf. nécessaire] par les associations sportives, et les centres sociaux dont le
endu sur le terrain est jugé quasi inexistant. Des associations citoyennes s'activent dans la cité :
L'étymologie de Garges proviendrait peut-être du germanique Wardja, place de garde. L'existence de Garges est attestée en 832 sous le nom de Gahareim et dépend à cette époque de la puissante abbaye de Saint-Denis. La seigneurie de Garges ne semble jamais avoir appartenu à un seul seigneur, mais toujours à une diversité de personnages, ce qui était généralement le cas des anciennes dépendances directes au domaine royal. Au xviiie siècle, l'essentiel des terres est acheté par Machault d'Arnouville, qui entreprend de grands travaux d'aménagement. Le village vit à cette époque de la vigne, de l'extraction du plâtre, du commerce et de l'artisanat. En 1814 et 1815, le village souffre de pillages et de nombreuses destructions. Durant la guerre de 1870, les avant-postes prussiens occupent Garges, qui est alors désertée par sa population. Le village perd près de 20% de sa population entre les recensements de 1866 et de 1872. Des lotissements sont érigés au début du xxe siècle annonçant une mutation du village en commune de banlieue, mais le village connaît une brutale évolution au cours des années 1960 avec l'édification - en prolongement de Sarcelles - de plusieurs grands ensembles sur d'anciennes terres agricoles à proximité de la nouvelle gare. En effet, à partir de 1958 et jusqu'en 1969 est construit le plus grand d'entre eux : le quartier de la Dame Blanche, sur des plans de l'architecte Prix de Rome Noël Le Maresquier. Prévu à
Last Update: 2011-11-28
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